La CGT, une marque comme les autres

La CGT, une marque comme les autres

C’est le syndicat historique français : la CGT fête cette année ses 120 ans. Un patrimoine de marque riche et bien ancré dans l’histoire des Français.
 
Pourtant leader avec 28% de parts de marché, la CGT perd des clients et n’arrive plus à recruter. Mais elle n’est pas la seule : le syndicalisme subit depuis 30 ans une récession de 50% en terme de nombre de syndiqués en France.
 
Ses concurrents ? La CFDT avec 25% de PDM et la Force Ouvrière avec 15%.
Son offre ? La défense du salarié, c’est-à-dire le bien-être au travail.


 

Les syndicalistes, des clients (presque) comme les autres…

Sachant que le prix de l’abonnement mensuel au produit est de 1% du salaire de l’adhérent, sur la base d’un salaire français moyen de 1400 euros net et avec près de 700 000 consommateurs faisant partis de ce club, le chiffre d’affaire annuel dépasse les 100 millions d’euros.
 
Alors que les directions d’entreprise se penchent de plus en plus sur le sujet du bien-être au travail, source de valeur sociale et économique, et donc levier de performance pour l’entreprise, la CGT n’a jamais paru aussi inaudible.

Une promesse produit en dissonance avec les attentes de la cible

Le cœur de cible de la CGT, c’est la génération Y. En effet, la cible prioritaire de recrutement pour un syndicat, ce sont les jeunes arrivant sur le marché du travail. Les Yers (20-35 ans) représentent 29% de la population active : grands optimistes et prônant l’intelligence collective, ils souhaiteraient s’engager pour construire un monde meilleur, plus solidaire et plus responsable. Une vision tout à fait en phase avec les valeurs de la CGT…

Paradoxalement, les Yers sont individualistes et cherchent avant tout leurs plaisirs personnels, à nourrir leurs égos. Marcher 4h sous la pluie lors d’un défilé du 1er Mai sans rien produire de concret n’est pas pour eux…

C’est pourquoi ils se tournent vers les concurrents indirects des syndicats, dans le domaine du bien-être collectif : les associations et œuvres caritatives. La Gen Y s’y investit en masse, puisque pour elle le bénéfice produit est immédiat : son don (de temps, d’actes ou d’argent) se concrétise par une contribution « réelle ».
 
En revanche, une adhésion à un syndicat porte sur un avenir professionnel à long terme perçu comme plutôt flou, et prend racine dans un contexte de tension de l’emploi : un trop mauvais karma et une approche trop négative pour une cible positive mais impatiente, qui se nourrit au quotidien d’instantanéité.

Des codes de communication déconnectés de la cible

Si la CGT investit en street marketing et en évènementiel avec des grèves et des défilés qui marquent les esprits, son discours ne parle pas à la génération Y et sa stratégie de communication digitale ne semble pas adaptée… un site non optimisé, aucun tweet depuis février 2014, pas de page Facebook officielle… la CGT devrait donc faire de sa communication digitale une priorité absolue pour pouvoir parler à ces Yers hyper-connectés et à l’identité numérique très forte ! 
 
Pour renouveler sa clientèle et continuer à vivre, la CGT doit s’adapter aux changements sociétaux et à l’ère du tout numérique dans laquelle évolue sa cible. Elle doit redéfinir son ADN de marque en adoptant une vision plus positive et plus User Centric.
 
@CGT : ton #devoir est de redonner du sens à ta #marque Camarade !
 


Sources : franceinfo.fr, Le Figaro, CGT