L'INTELLIGENCE COLLECTIVE SONNE LE GLAS DES ANCIENS SYSTÈMES

L'INTELLIGENCE COLLECTIVE SONNE LE GLAS DES ANCIENS SYSTÈMES

Auteur : Olivia Von Breitenstein, International Strategic Planner

Nous tournons dans le vide ! Nous avons construit un système complexe et nous nous trouvons face à de nouveaux enjeux dont nous ne maîtrisons plus l’ensemble des données. Le quotidien des entreprises et leurs problématiques évoluent plus rapidement que jamais. Afin de faire face, il nous faut savoir improviser agilement. 
Cette agilité naît de l’intelligence collective.
Collectif, vous dites ? Et ça marche, comme ça ?
Non, le collectif se construit, se cultive et s’affine à force de travail.
 
Un écosystème dont il faut prendre soin au quotidien.

1. Ecosystème, du moi au je… au nous : la création d’une décentralisation innovantE

La création d’un écosystème commence par le noyau : l’individu. Après la grande époque du Me, Myself and I, nous voilà obligés de rebrousser chemin. L’individu et a fortiori, le collaborateur, devra laisser son égo au placard pour emprunter la voie de l’intelligence collective. Le collaborateur n’agira donc plus pour se faire valoir ou pour protéger son territoire mais pour affirmer son « je » : ses convictions et ses connaissances.


Edouard Provenzani, Président et Fondateur de Pixelis le formule ainsi «pour que nous puissions donner le meilleur de nous-mêmes, il faut que chaque collaborateur se sente pris en compte à sa juste valeur, il faut l’installer dans une zone de confiance pour qu’il puisse faire partie de cet écosystème et y trouver sa place de contributeur».

Ce passage du « moi » au « je » est la pierre angulaire pour construire une intelligence collective, le « nous ». Répondre aux besoins et aux problématiques complexes nécessite de pouvoir s’exprimer… mais aussi d’écouter l’autre. Chez Pixelis, nous testons cette approche aussi bien en interne qu’avec nos partenaires.
«D’ores et déjà, nous nous rendons compte que cette approche permet d’accroître la créativité. Le temps et l’expérience nous permettront d’affiner cette approche holistique pour continuer à innover » rajoute Edouard Provenzani.

2. Ecosystème : une approche holistique pour trouver une solution adaptée

Travailler dans un écosystème, c’est adopter une vision transversale et connecter des intelligences diverses, des personnalités et non plus des métiers.
 

Aurélia Cocheteux, Consultante en Communication Responsable travaille avec nos partenaires au quotidien afin de changer de cadre de référence :
«Dé-zoomer la problématique client avec d’autres experts nous permet de trouver des solutions plus adaptées à nos clients et de proposer des réponses plus complètes. La co-création nous permet de connecter des intelligences pour innover».

Le croisement des points de vue et des approches permet d’avoir une vue d’ensemble et d’appréhender les enjeux dans leur globalité. Cette méthode se pratique énormément dans les incubateurs et les pépinières de start-up. La proximité permet de répondre en groupement à des clients et de former des partenariats ad hoc en adéquation avec la demande et la problématique. Il en ressort qu’un écosystème, lui, se travaille dans la durée et la connaissance des apports de l’autre. « Pour nous qui ne sommes pas une start-up, il faut néanmoins avoir cette même approche qui induit une connaissance et une collaboration constante avec nos partenaires. Ce n’est que dans la régularité que l’écosystème vit de manière pérenne », ajoute Aurélia Cocheteux.
Pourquoi ? C’est simple : la capacité à apporter les bonnes réponses aux annonceurs pour leurs marques est avant tout liée à notre capacité à savoir être dans le lien. Lien entre les savoirs en interne et nos partenaires ainsi qu’entre les marques et leurs conversations avec leurs parties prenantes. Cette approche holistique qu’est l’écosystème est un équilibre entre la compréhension d’un contexte et la somme d’intelligences : 1 + 1 = 3.

3. Ecosystème : une nouvelle manière de penser mais surtout d’agir… et de faire du business

Dans le monde de la communication et des agences, comme dans les autres secteurs, le réflexe de se comparer aux autres pour se définir va mourir de sa belle mort. L’ère du collaboratif a sonné.

« L’idée que nous nous faisons de l’écosystème va plus loin que la simple dimension du partenariat historique en répondant ensemble à un appel d’offres.
Notre définition de l’écosystème est une co-création de solutions au quotidien entre les membres de l’écosystème : les annonceurs, les partenaires (conseil, design, management de crise, architectes) et les agences. C’est un échange constant.

La co-création ne se fait pas ad hoc et encore moins en one shot 
» rappelle Edouard Provenzani. « C’est conjointement et en interaction que nous allons réinventer tous les jours le futur. »
 
L’écosystème est donc une nouvelle manière de penser les solutions mais a également un but lucratif. Plus l’écosystème est dynamique, plus le business devient collectif et donc… dynamique. C’est la logique d’Océan bleu1 : en envisageant le marché via la diversité de son écosystème, Pixelis espère identifier de nouvelles opportunités.
La valeur apportée aux clients sera amplifiée : un regard novateur sur leurs problématiques amène des solutions innovantes, plus justes et efficaces.

L’écosystème tel que Pixelis le conçoit et le construit permet d’abattre les cloisons et les silos entre experts, parties prenantes, mais aussi entre les entreprises elles-mêmes. Nous n’avons jamais eu autant besoin de créer dans le collectif. Evoluer dans un écosystème collaboratif, c’est permettre de répondre aux enjeux multiples.
C’est une démarche qui fera écho, nous en sommes convaincus.


1 W. Chan Kim, Renée Mauborgne (2010), Stratégie océan bleu : Comment créer de nouveaux espaces stratégiques, Pearson Education, London

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