MODE, DESIGN, DEVELOPPEMENT DURABLE ET BUSINESS... TOUT EST CONNECTE.

MODE, DESIGN, DEVELOPPEMENT DURABLE ET BUSINESS... TOUT EST CONNECTE.

L'innovation durable représente un défi pour nombre de secteurs traditionnels qui souhaitent réconcilier innovation et développement durable et imaginer de nouveaux business models créateurs de valeurs partagées. Le leitmotiv pour tous : transformer les contraintes en opportunités. Quelques exemples de nouveaux modèles de création et de production dans le secteur de la mode et du luxe…

Chez Pixelis, nous pensons que l'innovation durable est aujourd'hui un levier déterminant de préférence de marque pour le consommateur nouvelle génération. Prouver à ses consommateurs qu'une marque a une contribution positive sur la société parce qu'elle a intégré l'économie du partage, de l'innovation frugale (ou comment faire plus avec moins), ou encore une approche bottom-up de co-création à son business model, est le meilleur moyen de redonner du sens et de la valeur à la marque.
 

Intégrer l'innovation durable au processus créatif de la mode.

 
Pour intégrer le développement durable à toutes les étapes du processus créatif et préparer la relève, le groupe Kering, l'un des leaders mondiaux du luxe et le Centre for Sustainable Fashion du London College of Fashion (LCF) ont récemment formalisé un partenariat de cinq ans pour soutenir le rôle moteur du développement durable dans la mode de demain.

Objectif : réunir acteurs de l’entreprise, du développement durable et de l'éducation pour inspirer l’innovation durable dans la mode et montrer comment le stylisme peut être un levier clé. Avec ce partenariat, François-Henri Pinault, Pdg de Kering souhaite "accompagner la prochaine génération des professionnels de la mode et placer le développement durable au cœur de leur futur métier pour contribuer à faire de la mode durable, une réalité économique".
 
Selon Marie-Claire Daveu, Directrice du Développement Durable et des affaires institutionnelles internationales chez Kering :
"On peut faire du design, de la mode, prendre en compte le developpement durable et aussi faire du business. Aujourd'hui, tout est connecté".

STELLA MC CARTNEY ET SON PROJET DE SOURCING DE LAINE DURABLE

À l'exemple de Stella Mc Cartney, marque étendard du Groupe sur le développement durable, qui a notamment pu mener à terme un projet de sourcing de laine durable en Patagonie dans des élevages qui prennent en compte la biodiversité et les communautés, avec à la clé le développement de l'activité économique locale. "Derrière ce projet il y-a un concept global avec la volonté de toute une équipe, créative et commerciale, de le mettre en oeuvre. C'est bien du business, puisque les produits en laine durable sont en vente dans toutes les boutiques Stella Mc Cartney" rappelle Marie-Claire Daveu. "Nous plaçons l’environnement au cœur du business. Ce n’est pas qu’une “bonne action”, c’est surtout une opportunité, une stratégie de fond vitale, inhérente à la qualité que nous promettons et tenons à travers nos produits."
 


 

GUCCI ET SA LIGNE CERTIFIÉE "ZÉRO DÉFORESTATION"

Gucci, autre pépite du Groupe, fait aussi figure de très bon élève. Depuis 2013, la griffe se distingue avec sa ligne de sacs en cuir certifié «zéro déforestation» et accompagné d’un passeport détaillant la traçabilité du produit.


 

 


PHARELL WILLIAMS ET SA MARQUE "RAWS FOR THE OCEANS"

Enfin, autre bel exemple d'innovation durable dans la mode, sous l'impulsion du chanteur-producteur Pharell Williams, fondateur de la marque "Raw for the Oceans" qui propose une collection de denims dont les principaux matériaux sont issus des déchets qui polluent la mer. Elle allie le savoir-faire de sa société Bionic Yarn, spécialisée dans les fibres textiles nées du recyclage de plastique et le style, avec la collaboration de G-Star en charge aussi de la distribution dans son réseau.




Quand la mode se pique d'éthique et de valeurs sociales.

 
La mode est aujourd'hui animée de valeurs sociales et éthiques, à l'image de Sakina M’Sa, Grand prix de la création de la ville de Paris en 2007 et lauréate d'une bourse Entrepreneur social décernée par la Fondation Kering en 2010. La créatrice parvient à marier son amour de la mode et son sens des responsabilités sociales en créant une entreprise d’insertion par le travail. Son atelier de couture embauche des femmes en formation qui peuvent ensuite évoluer vers d’autres emplois. "L’idée est double : renforcer chez ces femmes la confiance en elles, tout en leur donnant les moyens de créer de la beauté", explique-t-elle. "Pour apprendre ou ré-apprendre à prendre le temps des finitions, retrouver la passion du geste et du métier. La mode peut-être un sas pour beaucoup de personnes en phase de reconstruction. C'est aussi un pari : en prenant le temps de bien faire, on arrive à séduire des points de vente haut de gamme comme les Galeries Lafayette ou des boutiques au Japon !"
 

L'INDUSTRIE À LA RESCOUSSE DES CRÉATEURS

Dans une même communauté d'esprit mode, rassemblée au sein du collectif Lux à la Goutte d'Or, Marcia de Carvalho est une créatrice passionnée de maille. Soucieuse de trouver une voie créative pour intégrer de l'éthique dans son activité, elle s'appuie sur l'expertise de chercheurs et d'industriels français pour mettre au point un procédé de fabrication d'un fil élaboré à partir de chaussettes recyclées 100% Made in France. La vision souvent purement utilitaires des matières "étiques" se doit d'aller vers plus d'esthétisme. Marcia propose ainsi des collections colorées et qualitatives en maille et des accessoires en fil recyclé. En plus d'animer des modules de formations professionnelles, elle organise des événements autour du recyclage et reverse 20% des profits annuels de sa marque à l'Association Chaussettes Orphelines qui organise la collecte et le recyclage.

Un bel exemple d'économie circulaire !






 

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